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(dim.
tôle : L. 60 cm ; h : 20.5 cm)
Vallon et sa région au temps des empereurs Sévères
(IIIe siècle après J.-C.)
L’établissement présente trois corps de bâtiments
installés en L à proximité d’un nœud
routier. Venant du lac de Neuchâtel, une voie débouchait
au droit de la route menant au village moderne de Vallon. Elle
recoupait une autre voie qui prenait place sous la route cantonale
actuelle. Une troisième voie venait en droite ligne du
village de Missy, emplacement d’une villa qui a dû
appartenir à un Missus. Le ruisseau du Laret a été
canalisé à l’époque romaine, permettant
le développement d’un jardin intérieur. Sur
la colline où sera bâtie l’église de
Carignan, - anciennement de Dompierre-le-Grand- , s’élevait
sans doute dès la seconde moitié du IIe siècle
après J.-C. un monument funéraire dont il n’est
resté que le négatif au sol ; sa représentation
s’inspire des mausolées de Gaule et des Germanies.
Elément marquant du paysage, il signalait l’ascension
sociale des habitants de la maison. Situé au sud de la
route et limité par la Petite Glâne, le terrain devait
appartenir au domaine, surface idéale pour l’aménagement
d’un verger, de pâturages, d’aires de séchage
des terres cuites de construction qui ont fait la fortune du lieu.
Plus loin se distinguent la Broye et les lignes de la centuriation
qui réglementait le parcellaire autour d’Avenches.
L’une de ces lignes correspond à la grande route
qui menait de Moudon/Minnodunum à la capitale des Helvètes.
Aventicum se détache sur la gauche, à 6 km de Vallon
; on y reconnaît sa puissante muraille aux tours munies
de toitures et son grand palais de Derrière la Tour, fraîchement
reconstruit. Restituées, deux villae rusticae, des exploitations
agricoles, ponctuent le paysage depuis la ville : celle de Domdidier,
de Domnus Desiderius, connue par son mausolée sous l’église,
et celle de Dompierre, de Domnus Petrus. Arbres et champs reflètent
la flore de l’époque romaine dans nos régions.
Ne manque que l’odeur des fumées du four à
tuiles. Et le bruit des sabots.
Michel Fuchs (apport scientifique)
Brigitte Gubler, 2002
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